Publié le samedi 23 mai 2009
Samedi 23 mai 2009
POURQUOI SE PRÉPARER À DEVENIR VIEUX ?
Pourquoi devrait-ton se préparer à devenir vieux ? Pour la raison première que tous les jeunes et les adultes d'aujourd'hui seront nos vieux de demain. Ce n'est pas moi qui a inventé cela, c'est la loi de la vie et de l'univers. De plus, nous termineront tous nos jours, soit en demeurant paisiblement dans nos domiciles personnels, ou pour les moins chanceux déclarés atteints de pertes cognitives majeures, ils seront parqués dans des institutions de santé, appelés CHSLD de longues durées; là où des clowns joyeux ou attristés, mais sûrement sympathiques et syndiqués, entreront dans leurs imaginaires sensoriels, afin de leur donner un avant-goût de leurs enfances perdus et retrouvés.
Vieillir un jour à la fois, mourir à la fin de nos jours
Dans cet article, je n'aborde pas les prix faramineux à débourser, pour les mieux nantis financièrement de la société, qui auront l'illusion d'être rendus au paradis terrestre. Mirages encore une fois, parce que ces loisirs idiots et démodés, donneront simplement l'illusion d'être combler artificiellement; en attendant leurs tours de crever, exactement comme les moins nantis de la société. Là où, il y a une justice sur cette terre: que nous soyons malades ou en pettant de santé, fortunés ou démunis économiquement, célèbres ou vivant dans la plus grande solitude et l'isolement; nous sommes tous assurés de quitter la planète Terre; comme au cinéma.
L'euthanasie médicale, l'assistance au suicide
Pourquoi se préparer à devenir vieux ? Deuxièmement, parce que sur la terre, il y a au moins une justice: tous les citoyens et citoyennes du Québec, du Canada, des États-Unis, de la Chine, etc. vieillissent une journée à la fois, pour terminer leurs vies terrestres, enterrés six pieds sous terre ou incinérés; indépendamment de leurs choix. Il est prioritaire de se préparer à devenir vieux, pour éviter aussi de se retrouver dans une institution pour personnes âgées, où nous seront la plupart du temps, diagnostiquées comme des enfants sans esprit de décisions et de droits de regards sur les sujets de sociétés qui ne concernent que nous. Pire encore, parfois nous seront vraiment parqués et regroupés comme des brebis et des bêtes, se dirigeant tout droit vers l'abattoir de la mort. Non pas parce que l'euthanasie et l'assistance au suicide seront légalisés et décriminalisés, mais parce que ces services de derniers recours ne seront possiblement jamais tolérés et permis pour les êtres humains; du moins pas avant la prochaine génération.
Espérerons une médecine globale tenant compte des trois dimensions de la personne humaine, moins de souffrances inutiles, moins de dédales administratives
Chacun de nous a le devoir de se préparer à devenir vieux, mais aussi, à trouver des solutions géniales et originales, pour diminuer leurs problèmes de santés ou difficultés financières. En attendant peut-être les miracles qui ne viendront jamais, ayons au moins un brin de génie, pour mettre un terme dès maintenant, à tant de souffrances physiques ou morales inutiles; en prenant nos petites pilules et granules pour diminuer au moins de 50%, des atroces souffrances vécues, 24 heures sur 24, pour les personnes qui endurent un vrai calvaire sur la terre. Encore là, pas question d'aborder les débats d'une médecine plus humanitaire et moins administrative, autant pour les professionnels de la santé que pour les bénéficiaires, soit une médecine globale qui tiendrait compte des trois dimensions de la personne humaine. Possiblement qu'ensuite, même si de nouvelles solutions plus humanitaires verraient le jour, telles: souffrir dignement, mourir dans la dignité, l'euthanasie, l'assistance au suicide, etc.; bien des personnes humaines encore mal en point, opteraient soudainement pour attendre le paradis..... avant la fin de leurs jours.
Quitter la planète Terre... sans souffrances inutiles, sans tambour ni trompette
En attendant le courage de la population concernée dans ces grands débats de sociétés, ainsi que l'audace de nos élus au pouvoir, espérons que nous verrons de notre vivant, la naissance de solutions embryonnaires plus humanitaires, qui procureraient enfin aux plus souffrants de cette terre; un choix légal pour partir en douceur vers un monde meilleur; sans tambour ni trompette.
Patricia Turcotte © Le 23 mai 2009
Chiffon | 2009-05-23 17:51:37
Samedi 23 mai 2009
LA DÉTRESSE PSYCHOLOGIQUE DE NOS AÎNÉS
ELLE EST CRIARDE ET ÉVIDENTE, LA DÉTRESSE PSYCHOLOGIQUE DE NOS AÎNÉS, Y COMPRIS CEUX VIVANT À LEURS DOMICILES; PAS NÉCESSAIREMENT LES AÎNÉS HABITANT DANS LES CHSLD, ET ÂGÉS DE 65 ANS ET PLUS...
Une précision très importante, c'est de mentionner que lorsque je fais référence aux aînés, je n'inclus pas seulement les gens âgées de 65 ans ou plus, mais aussi les personnes de tous les âges, vivant quotidiennement avec d'importantes limitations et maladies chroniques physiques ou intellectuelles. Plusieurs de ces personnes résident dans des CHSLD ou des résidences d'hébergements publiques ou privées, et sont âgés de 50 ans et plus; quand ce n'est pas de 18 et 30 ans et plus. Leurs limitations chroniques apparentes ou non apparentes, leurs causent des tas d'ennuis de toutes sortes; même s'ils ne cadrent pas encore dans la catégorie des aînés, au sens légal; je fais référence aux lois sociales et gouvernementales. Elle est criarde et évidente, la détresse psychologique de nos aînés, y compris ceux vivant à leurs domiciles; pas nécessairement les aînés de 65 ans et plus, vivant en CHSLD.
Des clowns aux CHSLD et aux domiciles des aînés, des logements sociaux pour eux
Je pense à l'allocation-logement qui prend effet seulement à l'âge de 55 ans, alors que plusieurs personnes rencontrant de très grandes difficultés financières, n'y ont pas accès. Un autre exemple concret: il y a tellement peu de logements sociaux à prix modiques et adaptés spécialement pour les personnes vivant avec des limitations physiques et/ou des handicaps de toutes sortes, dans plusieurs grandes villes du Québec; pire encore, ce genres d'établissements de société n'existent même pas. À vrai dire, cet article est encore une suite logique de mon texte intitulé: À quel âge devient-on une personne aînée ? Des milliers de personnes aînées de tous les âges, habitent encore à leurs domiciles personnels. Hélas, elles sont souvent oubliées dans les discussions qui les concernent personnellement, ainsi que pour les prises de décisions finales, lorsqu'il s'agit de mieux saisir leurs besoins véritables, comme en exemple, l'histoire d'investir $300,000. pour des clowns aux CHSLD....et tant qu'à y être, pourquoi pas à leurs domiciles ?
Faute de ne pas avoir assez de personnel pour faire marcher les aînés, au moins les changer régulièrement de culottes protectrices
À mon avis, il y a tellement de besoins plus urgents, à être combler pour ces aînés: leur donner un bain quotidiennement; faute de ne pas avoir le temps de les aider à conserver les facultés de marcher à l'extérieur, voir à les changer régulièrement leurs culottes protectrices; leur procurer gratuitement des massages musculaires, si elles souffrent de douleurs et de fatigues chroniques; voir à ce qu'elles obtiennent aussi des loisirs à leurs goûts, pas nécessairement toujours pour jouer au bingo; plusieurs de nos aînés ressentent aussi des besoins intimes d'ordres sensuels et sexuels, alors leur permettrent de vivre en couples dans leurs petites chambres; et tant d'autres à être combler.
La détresse psychologique de nos aînés de tous les âges, y compris ceux à la maison
Pourtant, les aînés à la maison font parties de la majorité des personnes âgées autonomes et semi-autonomes. Heureusement que dans certains cas, elles ont accès à l'aide aux tâches ménagères, et aux services et soins des CLSC. Énormément de personnes aînées vivent de profondes détresses psychologiques, autant pour des raisons de santé et d'isolement, que pour des raisons économiques. Ce n'est pas un ajout de médicaments, ni des multiplications de rendez-vous médicaux de toutes sortes, dont ont besoin nos personnes aînées; mais d'avantages d'empathie, d'écoute véritable yeux dans les yeux et non par le biais du téléphone, de respect et d'encouragements véritables, etc; ne serait-ce qu'au niveau de leurs âges, tel que citer plus haut. Cela permettrait à ces gens de profiter de déductions financières sur leurs logements très élevés dans plusieurs cas, ou encore, ajouter une seule petite gâterie par mois, comme se payer un repas de restaurant, livré directement à la maison, ajouter un taxi par mois pour aller visionner un film au cinéma, participer à un voyage de groupe en autobus, pour aller au casino de Charlevoix, etc.
Organismes communautaires, les oubliés du système social et gouvernemental
Personnellement, je suis entourée de femmes et d'hommes vivant seuls à la maison, et qui passent toute la saison hivernale chez eux, à cause de limitations physiques importantes. Il y a pleins d'organismes communautaires et de loisirs de toutes sortes de publier dans les journaux de leurs régions, mais à quoi cela sert pour ces personnes; elles n'arrivent même pas à sortir dehors, en saison hivernale, et souvent en toutes saisons. Ce sont les oubliés du système social et gouvernemental. Les soins palliatifs à la maison, mourir dans la dignité directement chez-soi, l'ombre subtil de pensées suicidaires On entend souvent dire que les soins palliatifs à la maison deviennent de plus en plus populaires. Cela est encore un mirage et non une réalité, pour encore bien des citoyens et citoyennes; peu importe l'âge. Je cite le cas de Mélanie âgée de 50 ans, ayant subit il y a environ 8 mois, une importante chirurgie médicale aux deux genoux; pourtant, quelques minutes seulement à discuter par le biais du téléphone, avec une intervenante du CLSC de sa région, à qui elle a encore dû raconter son histoire de A à Z, pour entendre comme réponse désintéressée et désespérante: «Pourquoi n'allez-vous pas vivre votre convalescence, dans une maison de repos ? » Pourtant, celle-ci s'était encore humiliée en précisant très bien, sa situation financière précaire. Comme si cela ne suffisait pas, Mélanie a dû attendre plus de 5 semaines, avant qu'une travailleuse d'un organisme communautaire rattaché au CLSC se rende à son loyer, pour lui laver les jambes; c'est tout simplement une situation inhumaine, aberrante et scandaleuse. Fort heureusement, cette dame a rejeté du revers de la main, toutes les idées de découragement; même si les personnes les plus sages d'entre-nous, savent très bien que nul n'est à l'abri de voir flotter dans son entourage, l'ombre subtil de pensées suicidaires. Il est évident que la perfection n'est pas de ce monde, et que l'on veille sans cesse à améliorer les services et soins de santé pour les aînés, même à leurs domiciles personnels. Tant qu'à y être, pourquoi ne pas songer sérieusement aussi, à laisser mourir paisiblement à leurs domiciles personnels, et dans la plus grande dignité humaine, davantage de nos aînés de tous les âges ?
Une association syndicale pour les citoyens démunis de la société ?
Encore faudra-t-il aussi se pencher sur cette question existentielle, surtout pour nos élus qui ont le pouvoir de faire modifier certains détails des lois civiles et gouvernementales, par exemple, l'âge pour être reconnu une personne aînée: À quel âge une personne est-elle une aînée? D'accord, je vais rester positive en espérant de croire que les choses vont avancer et s'améliorer, et ce, même pour les aînés de toutes les catégories d'âges. Surtout si celles-ci composent quotidiennement avec de sérieuses limitations et handicaps de toutes sortes. Je m'interroge tout haut: Est-ce qu'il ne devrait pas exister une association syndicale, pour les citoyens et citoyennes, les plus démunis de notre société de l'an 2000?
Patricia Turcotte © Le 22 mai 2009
Chiffon | 2009-05-23 00:50:42
